L’art de la lenteur

Chaque geste est ralenti, chaque mouvement est suspendu et ainsi l’équilibre est révélé.

Un bras retenu, un antérieur qui attend avant de reposer au sol…

Un report de poids, un repositionnement, une pause.

La cadence, la fluidité, la suspension… le pas d’école, en somme.

https://www.youtube.com/watch?v=_K3LJAb40y4
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Origine du mouvement

Dans la pratique du Tai Chi, le bassin doit guider le mouvement.

Les bras ne s’articulent qu’en suivant le mouvement des épaules, induit par celui de la colonne, guidée elle-même par le bassin.

Et ainsi, les mouvements se font sans force musculaire, mais dans la fluidité et la conscience de l’instant présent.

On n’est ni demain, ni hier, mais maintenant. A chaque instant.

L’assiette du cavalier a ce même rôle d’initiateur du mouvement… mais le parallèle pourrait ne pas s’arrêter là.

Abaisser les hanches

Si le cheval abaisse naturellement les hanches pour gagner en équilibre,

Si le dressage réside dans la recherche d’un équilibre constant où le cheval abaisse son arrière-main en fléchissant les hanches,

L’humain gagnera considérablement en stabilité s’il abaisse ses hanches, jambes fléchies.

Ainsi toutes ses articulations fonctionnent, il ne tient pas sur ses pieds par la force physique, mais par l’équilibre.

Décontraction et musculation

« Le muscle est l’organe parlant de l’anxiété et par ce fait, le tonus musculaire est intimement lié aux variations de tensions psychologiques. »

« Le geste sportif idéal, est celui qui se déroule dans un bon état de confort moral ou psychique. »

source : Approche de la kinésithérapie du cheval, J.-M. Denoix et J.-P. Pailloux

Pour muscler un cheval à l’envers, rien de tel que la contention et la pression psychologique.

Si certains parviennent à obtenir des chevaux musculeux par la force, ils auront nécessairement nuit à leur intégrité physique (articulations, glandes, ligaments …) et psychique (cheval soumis à la douleur, abruti, ou en colère des années durant sous le regard ébahi des spectateurs, qui ne voient ni les queues qui fouaillent, ni les oreilles plaquées, ni les bouches crispées, ni les nuques fermées).