Pression environnementale

« Le portrait de notre monde moderne montre une réalité qui a muté au fil des siècles, de la famille étendue à la famille nucléaire et enfin à l’individu seul. C’est un fait que la désaffection pour la communauté est parvenue à son apogée aujourd’hui : de plus en plus de gens vivent seuls.Il ne nous reste quasiment plus que notre peau comme frontière contre l’extérieur, contre les menaces, les troubles ou les attaques qui pourraient en venir. Pour parvenir à survivre dans ce vase clos, une seule et même personne doit combiner de multiples compétences (…). »

« Nous vivons dans un monde qui exige de chacun de nous son absolu maximum. »

K. F. Hempfling

Cette pression environnementale, nous la transmettons aux chevaux, comme toutes les émotions positives ou négatives qui nous bouleversent.

La société nous invite à entrer dans une quête de performance, en oubliant souvent l’instinct, l’intuition, le « vrai ». Passer un moment à être avec son cheval et simplement ressentir sa présence, son souffle… ça fait sourire. Mais ce n’est pas suffisamment démonstratif pour que d’autres y accordent de l’importance.

Ainsi, lorsqu’on est en quête de reconnaissance, on se sent obligé de montrer une palette de compétences, généralement au dépend de l’authenticité.

C’est perdre de vue l’incroyable privilège que les chevaux nous donnent : celui de pouvoir nous extraire de la pression du monde, de passer dans un espace hors du temps et des jugements, avec pour seul baromètre l’expression de cet être sublime.

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Connaissance par le rythme

L’intuition est définie dans le dictionnaire par « une forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement ». Pas de délai, pas de doute, pas de parasite : l’intuition est la réponse que l’on a en soi.

Faire silence, considérer le cheval tel qu’il est : un être vivant. Or« […]l’être vivant n’est pas objet inerte mais sujet sensible. Son abord nécessite donc d’accepter la subjectivité, de réactiver l’intuition comme mode de connaissance. »*

« L’intuition comme mode de connaissance » l’évidence silencieuse qui nous mène à la compréhension, dans une danse avec « […]un animal qui incarne magnifiquement l’essence même du rythme et du mouvement : le cheval. « *

Voilà : si nous aiguisons notre intuition, le cheval nous apprend le rythme, le saisissement de l’instant juste, le tact.

Et par là nous donne accès à une connaissance plus large du monde, où c’est la Nature qui donne le tempo…

et non plus nos montres…

* Citations : Dr Ancelet, Se nourrir… et être nourri…

Le zen à cheval

« Les mots servent à exprimer les idées ; quand l’idée est saisie, oubliez les mots. »

Tchouang-Tseu

« Délaissez un peu la technique et montez avec votre cœur ! »

N. Oliveira

Parallèle intéressant…

L’importance du ressenti et l’intuition qui, une fois les bases assimilées, doivent occulter la méthode, le protocole, le scolaire.