Chemin de vie

Nous ne sommes pas celui que nous étions quelques années auparavant, ni celui que nous serons dans quelques années.

Nous évoluons : même si parfois le chemin ressemble à une régression, il faut s’abstenir de juger mais de tenir compte du changement, tout simplement.

Nous sommes qui nous sommes à l’instant présent. Avec nos capacités présentes, notre degré de réceptivité actuel.

Il est donc tout à fait logique que nous n’ayons pas toujours les mêmes réponses de la part de nos chevaux, qui accompagnent bien des changements dans nos vie.

Ces êtres si sensibles aux émotions ne peuvent que réagir face à nos troubles passagers ou plus durables. Ils subissent nos changements d’attitude et de posture parfois totalement inconscients et ils peuvent se révolter de nous voir exiger les mêmes réponses tandis que notre langage corporel est réellement modifié.

Tant que l’humain est capable de remise en question, tant qu’il cherche l’intérêt de son cheval à travers ses interactions avec lui, il ne peut être jugé durement.
Car on ne peut pas toujours connaître le chemin de vie d’une personne qui l’amène à ce jour à manquer d’assurance, de tact, de prudence, de lucidité… Il s’agit d’un moment de sa vie parmi d’autres.

Rien ne sert de culpabiliser l’humain, qui n’en serait que plus maladroit par la suite. Au contraire, ces erreurs apparentes sont des témoins de son état émotionnel actuel.
Et c’est de ces observations, parfois avec de l’aide, que l’humain va pouvoir continuer le chemin de sa vie dans une direction plus en adéquation avec sa recherche.
Le cheval saura lui dire s’il est dans la bonne voie.

N’oublions pas que nous sommes condamnés à chercher toute notre vie et que rien n’est jamais gravé dans le marbre. Ni les actions jugées comme bonnes, ni celles jugées comme mauvaises.

Seuls l’acharnement et l’absence de remise en question sont à blâmer. Les erreurs, elles, ne sont que des étapes nécessaires à l’évolution du couple, au chemin de vie de l’humain… et du cheval.

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Le cri du silence

« Le vide est toujours la cause, l’excès le symptôme. »

Christelle Pernot, Zen, shiatsu et spiritualité

Les tensions musculaires apparaissent en réponse à un blocage quelque part.

Les excès d’humeur témoignent d’un manque, d’une frustration.

Celui qui crie et et tape ressent son impuissance, son incompétence…

…momentanée ou durable.

Cheval miroir…

« – Mon premier instructeur n’a fait que m’enseigner la manière de contrôler mon cheval, mais Zip semblait toujours faire le contraire de ce que je lui demandais […] Il était si imprévisible que cela me rendait encore plus nerveuse. Au bout d’un certain temps, je n’étais qu’une boule de peur.

– Et si Zip ne faisait que mettre en pratique ce que vous ressentiez ? […] »

Le Tao du cheval, Linda Kohanov