La position du cavalier

En Tai Chi aussi, on parle de la position du cavalier.

Pieds parallèles et écartés assez largement, dos droit, on fléchit les jambes en recherchant l’arrondi, en écartant les genoux.

A force de pratique, l’arrondi obtenu permet au T’Chi de circuler librement.

On utilise donc l’articulation de la hanche pour monter et descendre en gardant le dos droit, on ouvre les cuisses, on sollicite les genoux et les chevilles. En somme, on perfectionne sa position équestre !

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L’art de la lenteur

Chaque geste est ralenti, chaque mouvement est suspendu et ainsi l’équilibre est révélé.

Un bras retenu, un antérieur qui attend avant de reposer au sol…

Un report de poids, un repositionnement, une pause.

La cadence, la fluidité, la suspension… le pas d’école, en somme.

https://www.youtube.com/watch?v=_K3LJAb40y4

Origine du mouvement

Dans la pratique du Tai Chi, le bassin doit guider le mouvement.

Les bras ne s’articulent qu’en suivant le mouvement des épaules, induit par celui de la colonne, guidée elle-même par le bassin.

Et ainsi, les mouvements se font sans force musculaire, mais dans la fluidité et la conscience de l’instant présent.

On n’est ni demain, ni hier, mais maintenant. A chaque instant.

L’assiette du cavalier a ce même rôle d’initiateur du mouvement… mais le parallèle pourrait ne pas s’arrêter là.

Abaisser les hanches

Si le cheval abaisse naturellement les hanches pour gagner en équilibre,

Si le dressage réside dans la recherche d’un équilibre constant où le cheval abaisse son arrière-main en fléchissant les hanches,

L’humain gagnera considérablement en stabilité s’il abaisse ses hanches, jambes fléchies.

Ainsi toutes ses articulations fonctionnent, il ne tient pas sur ses pieds par la force physique, mais par l’équilibre.

L’épaule pour l’équilibre

L’épaule interne du cheval qui s’efface devant le mouvement de l’humain.

Plus de respect, plus de sécurité : on élimine le risque de se faire écraser les pieds.

Pour préparer l’envoi sur le cercle, pour travailler l’équilibre en douceur en abordant l’épaule en dedans.

Se grandir, pousser le cheval au niveau du passage de sangle et avancer vers lui comme si vous pouviez le traverser, pour le voir se déporter dans le mouvement, sans besoin de contact ni de tension.