Chemin de vie

Nous ne sommes pas celui que nous étions quelques années auparavant, ni celui que nous serons dans quelques années.

Nous évoluons : même si parfois le chemin ressemble à une régression, il faut s’abstenir de juger mais de tenir compte du changement, tout simplement.

Nous sommes qui nous sommes à l’instant présent. Avec nos capacités présentes, notre degré de réceptivité actuel.

Il est donc tout à fait logique que nous n’ayons pas toujours les mêmes réponses de la part de nos chevaux, qui accompagnent bien des changements dans nos vie.

Ces êtres si sensibles aux émotions ne peuvent que réagir face à nos troubles passagers ou plus durables. Ils subissent nos changements d’attitude et de posture parfois totalement inconscients et ils peuvent se révolter de nous voir exiger les mêmes réponses tandis que notre langage corporel est réellement modifié.

Tant que l’humain est capable de remise en question, tant qu’il cherche l’intérêt de son cheval à travers ses interactions avec lui, il ne peut être jugé durement.
Car on ne peut pas toujours connaître le chemin de vie d’une personne qui l’amène à ce jour à manquer d’assurance, de tact, de prudence, de lucidité… Il s’agit d’un moment de sa vie parmi d’autres.

Rien ne sert de culpabiliser l’humain, qui n’en serait que plus maladroit par la suite. Au contraire, ces erreurs apparentes sont des témoins de son état émotionnel actuel.
Et c’est de ces observations, parfois avec de l’aide, que l’humain va pouvoir continuer le chemin de sa vie dans une direction plus en adéquation avec sa recherche.
Le cheval saura lui dire s’il est dans la bonne voie.

N’oublions pas que nous sommes condamnés à chercher toute notre vie et que rien n’est jamais gravé dans le marbre. Ni les actions jugées comme bonnes, ni celles jugées comme mauvaises.

Seuls l’acharnement et l’absence de remise en question sont à blâmer. Les erreurs, elles, ne sont que des étapes nécessaires à l’évolution du couple, au chemin de vie de l’humain… et du cheval.

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Notion d’échec

« […]tant que le cavalier désapprouve l’expérience qu’il vit en la qualifiant d' »échec », il lui sera difficile d’utiliser cette situation comme déclencheur d’une progression.

C’est pourtant une opportunité !

C’est là où l’amour du cheval peut fournir l’énergie et le courage nécessaires pour aller au-delà des blocages, pour faire sauter les verrous et se remettre en question, pour trouver des solutions.

[…]Le blocage va devenir tremplin.

Le cavalier peut commencer à travailler sur lui-même, transcender les blessures psychologiques et les douleurs qui se cachent derrière les blocages réveillés par l’équitation (ou plus simplement par son cheval, ndlr). Il peut alors continuer à vivre sa passion en y prenant du plaisir. »

Bernard Chiris, S’épanouir à cheval

« […] ce que Joy appelait faire des fautes comportait ces attributs importants : évaluer la situation, localiser la résistance […] , chercher des alternatives […] , harmoniser les intentions et le langage corporel, perdre l’équilibre et le retrouver. »

Linda Kohanov, Le Tao du Cheval

« L’échec est le fondement de la réussite. »

Lao-Tseu, Livre du Tao et de sa vertu