Apprivoiser

Un nouveau cheval entre dans votre vie, il agrandit votre famille.

Qu’il soit dressé ou non, en pleine forme ou non, doté d’un mental exceptionnel ou non, vous devez l’apprivoiser.

Ce n’est pas parce qu’un cheval développe ses gammes devant vous et réagit de manière adéquate à vos demandes, qu’il vous connait. Pas plus que vous ne le connaissez – quand bien même vous auriez appris par cœur son pédigrée.

Prendre le temps de l’observer, de venir le voir sans rien lui demander, le panser en liberté dans son pré, le toucher, lui parler, … pour le voir commencer à changer de regard. Il se met à vous observer à son tour, puis s’intéresse vraiment à vous, s’oriente par rapport à vos déplacements. Il est détendu, n’hésite plus à venir vous sentir un instant pour retourner brouter un peu plus loin, il a l’encolure basse quand il marche, …

Chaque cheval a ses petits témoignages d’affection et d’intérêt, chaque cheval doit être apprivoisé d’une manière et à un rythme qui lui correspond : le rassurer, le laisser respirer, le toucher, lui parler, lui donner à manger, le gratter… mais ce qui prime, c’est votre posture humble et surtout pas agressive ; ainsi que votre regard : tantôt droit dans les yeux avec un grand sourire, tantôt au sol pour éviter de provoquer une fuite… à vous de jouer de tout ce dont votre corps dispose pour communiquer.

Selon le vécu du cheval, cette étape peut prendre quelques jours comme quelques mois… voire années. Cela n’empêche pas d’interagir avec lui dans le travail, mais il serait logique et préférable que tout couple cavalier-cheval débute par une reconnaissance mutuelle avant d’entamer n’importe quel exercice. Après tout, ne parlons-nous pas de partenariat dans le travail? Et comment demander à un animal d’être un partenaire sans l’avoir jamais apprivoisé?

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Le stress du cheval : le minimiser, le gérer

Dans leur vie les chevaux ont plusieurs occasions d’être stressés : le sevrage, le débourrage, les déménagements, les accidents, les intempéries exceptionnels, les conflits avec l’humain…

Penser qu’on peut éviter tout stress à un animal d’une telle sensibilité et avec un tel instinct de survie est plutôt utopiste, à moins qu’il vive toute sa vie au même endroit, dans un pré sécurisé, à l’abri du vent et sans changement dans le troupeau… bon avouez que c’est quand même quasiment impossible.

Donc le Cheval stresse. Est-ce qu’il faut dramatiser, est-ce qu’il faut redoubler d’attention, est-ce qu’il faut le laisser tranquille…??

Si votre cheval est stressé à un moment précis, il doit rester conscient que vous êtes un référent. Dans des situations de peur, il est parfois besoin de lui rappeler sa place en marquant fortement les distances de sécurité, tout en restant très calme et donc rassurant. En bref : comportez-vous en leader et votre cheval vous considérera comme tel, puis se détendra grâce à votre présence.

Si votre cheval est très sensible et bondit tout le temps pour un rien, s’il fuit le contact, s’il réagit de manière excessive à tout ce qui l’entoure, c’est qu’il est dans l’incompréhension totale de ce qu’on attend de lui. Il ne peut pas du tout anticiper vos actes parce qu’il est perdu, donc il est surpris de tout.

Ce genre de situation nait de débourrages trop rapides ou maladroits, ou si le débourrage s’est bien passé, d’un travail bâclé / brutal par la suite.

Vous voulez que votre cheval soit rationnel dans ses réactions? Prévenez-le, habituez-le, reprenez les bases. Regardez-le, parlez-lui, touchez-le tout le temps et partout. En un mot, il faut l’apprivoiser.

On n’arrache pas les résultats à un cheval, il faut les mériter. Qu’un si bel animal, si puissant, nous offre une part de sa vie ne doit pas être considéré comme un dû avec sanction en cas de non coopération. Il faut que ce soit considéré comme un cadeau.

Mais attention, les Bisounours ne sont pas non plus mes amis !

Considérer leur participation comme un cadeau oui, mais il va de soi que tout ce qui touche à la sécurité doit être exigé. Et par là-même, en étant rigoureux sur la sécurité, vous devenez plus charismatique, vous prenez votre place de leader. Le cheval se sent donc en confiance en votre présence, il se contentera donc de cette place confortable de suiveur et cessera les provocations pour prendre le dessus. De plus, de la confiance naîtra la sérénité et vous n’aurez plus un cheval stressé, mais un partenaire fiable et attentif.

Le Cheval, ce Thérapeute

Les coups durs de la vie, les moments de doute, la pression du quotidien…

Prendre le temps de parler à son cheval, de le regarder dans les yeux, d’échanger des caresses et le sentir veiller sur nous à sa façon, du poulain au vieux routard, de la jument désagréable au poney-peluche…

Arrêter de penser en tant qu’humain et se laisser faire par l’instinct et le langage corporel, laisser le cheval nous emporter, l’apprendre par cœur, laisser filer les émotions en suivant du doigt ses courbes, ses veines, les reflets sur sa robe.

Et se sentir soulagé, enfin, même si c’est éphémère. Et remettre ça aussi souvent que possible.

En finir avec l’hésitation

Langage corporel flou, regard vague, un pas en arrière un autre en avant ah bah non un demi-pas sur le côté, une main qui se lève puis s’arrête en milieu de mouvement et retombe….

Autant d’hésitations et de confusion dans l’esprit du cheval.

Décomposer sa pensée, visualiser ce qu’on va exécuter, laisser le corps parler de lui-même avant d’agir et enfin concrétiser en étant sûr de soi et du bien fondé de son action…

Autant de raisons de réussir et de nouer un lien plus fort avec son cheval.