Cheval miroir…

« – Mon premier instructeur n’a fait que m’enseigner la manière de contrôler mon cheval, mais Zip semblait toujours faire le contraire de ce que je lui demandais […] Il était si imprévisible que cela me rendait encore plus nerveuse. Au bout d’un certain temps, je n’étais qu’une boule de peur.

– Et si Zip ne faisait que mettre en pratique ce que vous ressentiez ? […] »

Le Tao du cheval, Linda Kohanov
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Le zen à cheval

« Les mots servent à exprimer les idées ; quand l’idée est saisie, oubliez les mots. »

Tchouang-Tseu

« Délaissez un peu la technique et montez avec votre cœur ! »

N. Oliveira

Parallèle intéressant…

L’importance du ressenti et l’intuition qui, une fois les bases assimilées, doivent occulter la méthode, le protocole, le scolaire.

Plus on en fait, moins on ressent

Effleurer un cheval, et découvrir des dépressions dans son poil qu’on ne soupçonnait pas malgré les pansages répétés auparavant.

Se grandir, et être surpris par un arrêt de son cheval rênes longues.

Sourire, et se laisser surprendre par le bien-être ressenti et le gain de motivation du cheval.

Regarder une partie mobile de son cheval et l’observer bouger sous ce regard.

Se passer des pressions, des tensions, toucher du bout des doigts ou ne pas toucher du tout, et tout obtenir, quand-même.

Intention ou émotion

Un cheval se travaille dans l’intention et non dans l’émotion.

L’amour et la colère sont voisins, passer de l’un à l’autre est aisé pour une contrariété ou une autre. Travailler dans l’émotion mène donc à des réactions déconnectées de la réalité de la situation. Un exercice est proposé : « Cherche la solution! »

Et non : « Fais-moi plaisir, s’il te plait » ; qui mène rapidement à : « Je t’en veux, tu ne me rends pas l’amour que je te porte ».

L’intention est neutre : nous avons un objectif, nous nous y tenons. Avec patience, réactivité et le plus de calme possible. Il n’y a ni rancœur, ni trouble, ni excitation, ni peur.

Le pouvoir de la suggestion

Pousse-le, il s’appuiera.

Tape-le, il se creusera.

Tire-le, il ralentira.

Soulève-le, tu le porteras.

Tout ce qui s’apparente à un rapport de force est perdu d’avance.

Seules les brutes qui n’ont pas peur de violenter le cheval physiquement ou psychologiquement auront des résultats… avec un cheval éteint qui obéit par résignation.